Refus d' obtempérer

ça, c'est un titre de Serge, le reste, c'est par sOe

30 décembre 2008

Ben, en fait, non.....

Rien, même la fin, n'a de fin. Pourquoi un blog ou l'histoire d'une relation à la solitude affective, la mise au jour publique de photos et textes émis-es de manière erronée à Jacques pour Philippe, ou plutôt comment un blog peut-il avoir une fin : par l'effacement ?

Euh...si quelqu'un connaît un bon aspirateur/conspirateur/inspirateur, qu'il me le fasse savoir.

Et mon tonton Amir n'est pas en train de croupir à Guantanamo, il va bien!!!

Après qu'elle, Catherine Millet, ait décortiqué, je l'imagine, à la fois clinique dans la précision chirurgicale du terme, un peu longuette, de cette longuettude qu'impose la précision de la transmission, la jalousie;

après que d'autres aient évoqué les diverses formes variées du désir et des sentiments;

après d'autres, peut-être, je vais tenter de dire ce refus obstiné d'être aimé-e.

Ici ou higher.

Je vous dirai.

Prenez soin de vous, durant l'année qui vient, tout le monde sera tout beau tout neuf.

Comme Chelmi Houellebecq. Le dharma lui réussit.

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03 décembre 2008

FIN

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17 août 2008

Pan! sur la comète

Contrôler absolument son image n'est accessible, sauf perte impromptue de négatifs ou de tirages dans la rue, qu'aux parfaites et parfaits inconnus, dont tout le monde se fout de l'image, et qui n'ont absolument que faire de se voir confirmer dans leur être par sa projection. J'ai rencontré quelqu'un.

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12 juillet 2008

La nécessité de la répétition

Il fera dix-neuf au maximum demain. Il pleuvra. J'ai d'autres travers que d'être cyclothymique. Je pense à un Indien sous sa tente, plein de muscles partout. Un garçon normal dans la gadoue. Pas un taré fascinant dans la merde.

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Le verlan est un problème de (petite) frappe

Jean Yanne avait le bedon rond d'un bouddha boulimique. Evidemment c'était encore plus f lagrant en maillot de bain. C'était à Goa, Sur la plage d'un luxueux complexe hôtelier. 

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30 juin 2008

Pourquoi la zone

Pourquoi la zone garde intacte, en toutes circonstances, dans tous les milieux, sa puissance évocatrice: PARCE QUEEEE!!!!!

J'ignore l'origine de l'expression: du boulot de documentaliste. Je me visualise plutôt en documentariste face à cette manne de repères culturels volontairement déconnectés de la matrice dite bourgeoise. Un road doc sur la vague estivale des teknivals germe depuis un bail sous mon crâne. Je n'annonce rien à personne, je pose des jalons dans mon coin; ce n'est pas le meilleur moyen; c'est le mien. En attendant, je fais des feux de jeu dans les friches indus en écoutant throbbing gristle. Je découvre le goût des marshmallows grillés, et que c'est aussi bon à la poêle. Mais un marshmallow qui se tord sur les braises en gonflant comme grenouille n'a pas d'égal.

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Donc mon esthétichienne a pas dix-huit ans - honte sur moi

Un truc qui pourrait se sous-titrer tout seul

Chienne on me

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Déjà je ne porte pas en justice les coups et blessures de la maréchaussée. Je ne vais pas réclamer l'assistance du glaive aux yeux bandés, même contre une fillette barbare. J'ai chaque jour le plaisir méchant de la voir se détruire sous mes yeux.

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Même dans le métro elle est belle

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Lieutenant double bang

Deux fois le mur du son sous les fenêtres du colon. Jamais vu ça sur la base. Encore fallait-il que le père du lieutenant eût pu régler les frais pour que le rejeton d'un roi d'arabie se le permît. On a les héros que l'on peut, tanguy et laverdure avaient leur niche en moi, et ce lieutenant double bang m'autorise maintenant à séquencer mes prises.

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29 juin 2008

Kiss Kiss Bang Bang

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28 juin 2008

Garde à gauche: mauvaise

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22 juin 2008

Ma bouche

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Certaines personnes étranges ont le compliment au bout des poings.

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Quarante jours moins cinq

Il aimait Led Zep, les Who, les Doors.

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21 juin 2008

Les spectres et le soldat

Il s'appelait Christian Compagnet; c'est mon ami; il était né un 27 juin: comme Yves Adrien, en 54: il était plus jeune qu'YA. Mais il y a les bonnes drogues et la mauvaise. Yves Adrien, bien que parcheminé, présente bien. Christian avait la trogne d'un vieil alcoolique, couperose en plaques et grosse poire rubescente en plein milieu de la figure.  Il y a trente ans, il collectait des spectres dans Kolwezi, bled africain. Il comprenait ce que je disais. Il me protégeait de sa stature de vieux zonard: il ne laissait personne parler de moi en mal. Il m'a dit de laisser tomber ce keupon de Pat, qu'il n'amenait que des emmerdes. Il a pris le temps de me voir reprendre des forces après la baston, puis il est mort dans la nuit. Il m'a tout appris de la mort moche, à part l'absence, que je connaissais par Louis Gontier. La mort moche, celle qui vous surprend en pleine incurie et vous laisse les regrets les questions et les doutes.

Si j'avais sauvé sa vie: et quoi ? Je l'ai vu à midi, il m'a dit son état, il ne se plaignait jamais, j'étais la seule à réaliser l'urgence, mais je croyais que les brêles de la zone s'en chargeraient. Quand il se sont soucié d'appeler les pompiers, à 19 heures, ils ont eu le SAMU et le médecin-régulateur n'a envoyé personne sauver cet homme de 54 ans.

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S'il te plaît ne m'aime pas

Christian, au début, je l'appelais Saturne, sans trop savoir pourquoi, sinon parce qu'il satellisait toujours avec un autre "vieux", plutonien celui-là, qui matait des films de boules chez lui, où vivait aussi Christian, qui n'aimait pas ça. Il s'appelait Christian Compagnet, né un 27 juin, comme Yves Adrien. La Bûche me dit qu'ils étaient tous les deux de 54. Christian disait qu'il allait faire 55 cette année. Peut-être parlait-il comme mon papi d'entrer dans la 55ème, plutôt que fêter son achèvement. Louis Gontier, mon grand-père, était jusqu'à présent mon seul mort. J'avais douze ans et manqué la cérémonie funéraire - l'école et la distance. Une phase très moche à l'adolescence m'a protégée des surprise-parties des sorties en boîte de nuit et des deuils de jeunes couillons saoûls comme des coings au volant. Puis j'ai fait des études bourgeoises; on sait se protéger dans ces milieux-là, on ne doute pas de sa valeur, sempiternellement comme un pauvre s'excuse d'être une bouche à nourrir et cherche à se supprimer de diverses manières. Puis l'isolement m'a préservée: le nombre augmente le risque de voir mort un ami.

Pourquoi j'aimais cet homme. Il m'impressionnait: il comprenait tout ce que je disais. Puis cet homme-là, ce vieux poivrot rubicond, faisait partie des six cents têtes brûlées de la Légion qui avaient sauté sur un bled africain en mai 78; il y a juste trente ans, dans Kolwezi l'acharnée, Christian faisait ses premiers spectres. Le soir quand il est mort, dans la nuit de mercredi, il en voyait partout, ont dit les brêles brindezingues chez et avec qui il matait le match. J'ai fait ce que j'ai pu pour sécuriser et apaiser son passage, et l'éclairer un peu dans le bardö. Je ne sais pas ce qui se passe après qu'on a décidé de lâcher prise, comme Christian, mort les yeux ouverts. Mais si des spectres traînent dans un inter-monde, j'imagine qu'ils attendent un vieux soldat, et que ça lui faisait peur. J'ai fait un grand funeral pyre au soir de sa mort, j'ai dit des mantras et des prières, j'ai fait tout ce que mon approche syncrétique du deuil dans le monde m'avait jusque là laissé de souvenirs. Sur le brasier, sous une lune pleine de mondes, j'ai fait brûler un sommier, comme ce lit à lui seul dont il n'avait pas voulu.

Ce soir-là, j'ai bu de l'alcool pour la dernière fois. Mourir empoisonné à 54 ans, averti, c'est avoir décidé de marquer les esprits. Qu'il ne se soit pas sacrifié en vain. C'est bizarre la mort, se dit la Rétameuse décillée. Ca colle comme un chewing-gum.

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15 juin 2008

Punkwatcher

La haine vient non pas de ce que la gamine a cogné, mais de ce qu'elle s'est acharnée; elle s'est tout entière plongée dans l'entreprise jalouse visant à détruire l'équilibre déjà précaire de mes traits forts. Elle n'a épargné ni mes lèvres, comme passées à la botuline de myrtille; ni mon oreille gauche, remplie plus qu'ourlée de violet sombre; ni mes tempes, ni l'oeil à découvert (gauche, toujours) marqué d'un élégant trait débordant d'eye liner violine. Rien de plus que sur Taylor, sauf que Liz se fait les deux, en général. Un peu la pommette et ses dents sur les bras; ses griffes dans mon cou et mes cheveux dans ses mains. Ses tatanes dans ma rate et mon dos; mes jambes, si les trous d'obus étaient bleu, comme à verdun la lande.

Quand la haine est là, je fais du vélo.

Un jour, un chien de ma chienne viendra bien égorger ses portées.

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Statistiques erronées le 12 juin

Le matin, j'avais eu l'intuition d'ôter la carte sim. Chez moi, c'est signe de gros temps.

La nuit, un passé de panam est revenu. Un soir, un squat, un polonais, Keupon et ses Stooges. Loeïz, des toits...Sur le départ, je m'étais fait taper un excellent sonique de nomade sony par une belette crapule dans charonne.

Jeudi soir, dans le cosy abri à travailleurs-fantômes, j'avais fait le tour des toits, de vrais beaux toits zingués avec vue sur d'autres; puis, j'ai paumé mon téléphone portable dans une flaque de sang.   

Elle m'avait dit "sors de chez moi", j'ai dit "sors ton bail". Je crèverai la gueule ouverte.

A venir, une nouvelle expo préalablement titrée "Mon esthétichienne a pas dix-huit ans".

De côté, j'ai un bon gonzo sur un moment dans la vie de la zone. Un hell's angels avec bourrade de pif du reporter à la fin. Parce qu'un gonzo n'appartient jamais à aucun milieu. Déontologie oblige.

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25 mai 2008

Je n'aime pas les récits de voyage

L'évangélisation des enfants-putes de Thaïlande et du Cambodge. Je m'interroge.

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16 mai 2008

Drôle de cure

INternet m'a sauver la vie. Sans rire, j'étais foutrement plus parano avant.

J'ai fini par mettre le nez dans Manchette. Deux livres en deux semaines, c'est un exploit d'anorexique.

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Comment devenir une star du poker: texas hold'em no limit

Je continue de chercher comment je suis pourquoi moi comme cela. Pur nombrilisme. Maintenant que j'ai réussi à saisir, au filet de ma recherche d'être mieux, tout ce qui pouvait décemment faire faille en moi; maintenant que j'ai mieux identifié mes noeuds et leurs blocages associés; on peut légitimement commencer à se demander si, décidément, je ne serais pas fermement résolue à ne jamais rien faire de ma vie. Que la laisser s'évaporer comme un volute de fumée - bleue. Faire un beau rond de fumée à la fin de ma crémation, comme seule ambition déraisonnable, voilà.

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