19 octobre 2006
Feinte, fente, passe
Il me manque ce soir; je le vois demain.
Je me hasarde au véspéral à l'aller guetter derrière les baies vitrées. Il est si désirable dans son rôle de bretteur à l'immaculé pantalon serré, sooo sexy dans son t-shirt gris, peau dorée bras et mollets.
A m'éprendre, je me sais me méprendre, mais le mal est fait. Nous ferions de beaux enfants et nos corps n'en sont dupes.
C'est pas tout ça, mais.../2
Un beau gosse de bon matin...Que seraient mes éphèbes sans leur négatif en perspective ?
Le même George qu'avant
(pardon George)
(de t'enrôler ainsi)
(dans mon pied-de-nez)
Targuïa ou le nomadisme affectif
(moi aussi je me bride)
Faut pas croire. On a l'air comme ça, matadoresse dans nos habits de lumière, suceuses de bites émérites, connasses (1) insolentes fessues magnifiques, on a l'air comme ça de les promener, les gars, d'en faire ce qu'on veut, et le pouvoir, on nous dit, c'est nous, nous et nos battements de cils comme des ailes de papillon à franges. Pacotille et fanfreluches.
Il est tellement plus adéquat de se tailler une légende controuvée d'invicibilité, de réussite insolente. Assumer des succès à la pelle, quand les placards sont remplis de râteaux. Les losers attirent, contrairement aux loseuses. La louze féminine n'a d'atours que nuls. Certes, on trouve facilement de quoi satisfaire des appétits de chasseuse...On n'est pas trop mal faite de sa personne et le mâle en rut...Mais la chasse n'est jamais qu'un pis-aller de nomade. Les sédentaires, édentées de l'amour ?, ont leur bête d'élevage, soigneusement traite le soir venu. La nomade a les crocs, indocile jamais longtemps apprivoisée. Renarde du désert qui porterait l'écume aux babines.
Puis, finalement, l'image de la sauvagerie étant étayée culturellement, du born to be wild aux indomptées pétroleuses, des amazones aux fiers guerriers bleus, la légende controuvée paraît seyante et l'on revêt l'armure, un instant ôtée pour un bain collectif, dévoilant sous l'assurance les échecs communs.
Hidden away within the rocks of this planet are a people known as the Fremen, who have long held the prophecy, that a man would come...
(1) Il est très drôle de trouver sous la plume de certaines femmes le qualificatif de "connasse", soit, littéralement, porteuse d'un con, d'où "femme", employé péjorativement. Enfin, drôle, façon de parler. Façon de parler, si on veut (inspiré de l'évangile de luc). Evidemment, s'il n'était aussi dramatique de constater combien le féminisme a de miches sur la planche, quand le discours misogyne le plus primaire est ainsi porté par celles qu'il blanchit sous le harnais du joug intemporel.


