29 octobre 2006
Mon sort "Yves Adrien" est retors.............
Son nom, c'est Mona, de i mona, en grec, la seule, l'unique...De Sans toi ni loi, aussi. Et de Mona, Mona, Mona, par Phlippe Jacq.
Elle est humaine et singulière, sensuelle, gourmande, indolente voire paresseuse, nerveuse, enjouée, exigeante, tour à tour brillante et bête comme une hyène, curieuse, causeuse, casse-cou et parfois -couilles...Elle s'annonce pompier, et se dit chercheuse en sciences sociales, avec une triple casquette en éthologie, sociologie et biologie, elle étudie la persistance des comportements animaux chez l'humain et leur insertion dans les normes sociétales...En gros...Sensible aux phéromones sécrétées par les aisselles, elle a trouvé sexy les traces de sueur sur ton t-shirt...Elle y mettrait volontiers la langue, mais Mona sait qu'elle peut trouver un homme comme toi dans le Réservoir. Elle juge qu'il est peut-être un peu tôt pour dire qu'elle attend quelque chose de toi. Elle attend du destin qu'il mette sur sa route un compagnon de cordée solide et désirable pour l'ascension du septième ciel et des sommets de la vie...
Sa réponse t'a plu énormément. Elle aurait le profil de celle que tu recherches.
En ai-je pris ombrage ? Hum...Je ne pratique pas l'altérité au point d'oublier que mes doubles, c'est toujours moi. Reste l'épreuve de la voix.
26 octobre 2006
Auspices
Comme s'il me reprochait de ne pas pleurer, le vent s'acharne à me mettre des moucherons dans l'oeil.
La vie s'est mise à battre plus fort, et ce n'est pas normal; je suis bradycarde. Bradype insusceptible d'éveiller d'ardente passion. L'haleine serpolet, sans doute ... Trois semaines pour m'en rendre compte et trois jours pour en revenir. Trois jours pour me dire amibe dans la lecture des intentions, et m'avouer, quel que fin stratège que tu sois, quelqu'obscure à mes yeux ta tactique, que tout de même, je devais m'être fait abuser par mes gonades. Le corps est menteur, qui m'a fait prendre mon désir pour la réalité. Pour se venger, mon âme pas badine en ce moment te met à la diète, petit con. J'ai annulé tous tes rendez-vous.
Et cependant, l'espoir chante encore dans la canopée, tandis que les corneilles hésitent, entre dextre et sinistre. Et pourtant, augures, augus, le premier Auguste fut Octave. Tiens...Amenez moi des poulets affamés.
24 octobre 2006
Solution de continuité
J'aurais pu continuer à jouer ce jeu. Laisse moi du temps. Mais c'est vraiment trop m'en demander. Payer l'extase de liards amers. Puis quoi encore ? Rejouer Tarpeia, mon coeur Rome, toi les Sabins ? Et le poids de ton indifférence, comme mille boucliers dont je n'aurais prévu l'amoncellement ?
Je te sais pentathlète. Soldat du dix-neuvième. Monter un cheval inconnu derrière les lignes ennemies, tirer au pistolet, courir, nager, te battre au sabre ou à l'épée. C'est très beau, mais je ne suis pas une médaille. Diamant brut, peut-être, je vaux de l'or si ne me taille.
Où il est écrit que je suis forteresse à désirer longtemps, je grave que je suis arme d'assaut. Où il est gravé que je suis captive au donjon attendant ton vouloir, j'imprime que je suis pirate à l'abordage. Attendre, en jouant le jeu de la séduction par mille voies adventices d'expression de mon désir, comme s'il était trop honteux pour être clamé, non, vraiment, ce n'est pas moi. Ma légende est plus belle quand elle rejoint ma vérité. Mon empreinte, c'est de t'avoir répondu franchement ce soir...
Pourquoi me prends-tu pour un âne ? Parce que tu n'as pas encore saisi que la graine de ta championne d'escrime loge dans mes ovaires. Respire, va.
23 octobre 2006
Tes attributs
L'abonné-e Wanadoo des Tuileries n'a, semble-t-il, pas compris ce que je ne m'explique pas. Il ou elle me croit tombée en amour de tes attributs. Lesquels, j'avoue l'ignorer, sa critique se voulant plus dévastatrice que constructive, ses arguments peu étayés. Disons qu'il s'agit de ton sexe. Il faudrait que je m'épanche par trop pour qu'il ou elle comprenne, peut-être?, l'ironie de la séduction par tes possessions matérielles.
L'amour de ton organe est-il premier ? Non. Il était indice. Indice que quelque chose de très fort agissait en moi. J'ai goûté d'autres queues, mais pourquoi la tienne s'est-elle muée en langouste céleste, homard voluptueux ? Je ne me l'explique pas encore. Je cherche. Il n'y a peut-être rien à dénicher, qu'une évidence à accepter. J'aime ton sexe parce que tu es au bout, constitué comme tu l'es, parce que ton esprit transparaît dans ton regard, parce que ton envie de moi se lit dans ton sourire. Je te veux parce que nous nous voulons. J'aime te sucer, te lécher parce que ton plaisir m'est une jouissance fabuleuse, parce que ton odeur me plaît, j'aime ta façon de me besogner, parce que nos rythmes sont synchrones, parce que sous ta caresse s'ouvrent tous mes capteurs d'extase, dans le moindre repli de mon con, et j'aime les empreintes délicates que tes doigts laissent sur mes hanches. J'ai envie que tu laisses en permanence ces tatouages provisoires sur ma peau.
J'aime te lécher le cul. Pourquoi ? Parce que je suis amoureuse. Pourquoi ? Ca ne s'explique pas. Ca se vit, voilà tout. Et cela peut s'écrire. Ce que je fais.
Le gamin
Vraiment, il est bizarre. Il m'envoie une photo de sa copine - certes, mâchoire joliment déformée, et se biffe le regard. Genre. Genre, te voilà sur mon blog, bonhomme.
22 octobre 2006
La chair de ton regard
Déjà ils s'annoncent. Le black-out neuronal, l'idéation au ralenti. Ceux que la possibilité d'une elle, capable de balayer l'amour d'un revers de cil, effraie, vont être rassurés.
Evidemment, je suis très ennuyée d'avoir dû reconnaître que j'étais amoureuse. Je ne t'ai même pas choisi. C'est fantastique, je ne peux pas l'expliquer. Tes mots n'ont jamais éveillé en moi que l'idée du bourrin à l'orthographe étonnamment correcte. J'ai failli ne jamais vouloir te revoir. L'amour a fait son chemin en moi sans l'aide de mon intellect. C'est suave. J'aimais ton sexe et ton corps, je me mets à aimer tout de toi. Ton complet jean's, tes chaussures, ton passé, tes lubies, ta maison, ton sourire, ton jus d'orange, ta baignoire, tes pattes d'oies, tes médailles, tes palmiers, le cri du renard depuis ton jardin enténébré, tes champions cadets, minimes et juniors, ton DESS, tes envies, tes mails d'ostrogoth...
Je suis très ennuyée parce que j'ai froid ce soir. Parce que j'ai hâte. Parce qu'il va falloir stratégie et tactique. Parce qu'il va falloir t'attacher pour que tu te détaches. Parce que je ne sais pas vraiment comment faire. Parce que c'est inédit. Tout crus dans le bec, d'ordinaire. Je ne suis sûre de rien.
Je voudrais te voir, ce soir. Tu es en vrai, tu es là, pas loin, à portée de moi, c'est beaucoup mieux, je sais ne pas te trouver sur le web ce soir, ça me manque, mais tu es en vrai. C'est tellement mieux, un homme en vrai.
Tu
Etrange, que ce joli mot dissonne d'impératif homicide...
Peu me chaut que tu voies, lundi, l'institutrice. Tu constateras forcément que l'alchimie particulière qui opère entre nous n'est pas reproductible à l'envi. Elle t'ennuiera peut-être. Tu la trouveras sans doute moins drôle que moi. Moins intelligente. L'avantage concurrentiel que tu as daigné m'accorder. Tu regretteras ma répartie, mes fantaisies, mes audaces. En la prenant, tu penseras à moi. Voie la. Tu verras.
Vendredi, ou samedi matin, peut-être ?, j'ai compris que j'étais éperdue. Que ça ne datait pas d'hier, plutôt des premiers instants, sans doute lorsque tu étais dans l'escalier. Je te suis ? "Oui". C'est à cet instant, je crois, que quelque chose s'est ouvert en moi. Une porte longtemps close. Une geôle d'extase oubliée sous la ligne des douves. Au regard du plaisir que je prends avec toi, j'ai compris qu'il ne valait plus désormais que je chassasse l'orgasme, dans la mécanique sans âme d'une technique assimilée. Sexualité extraordinaire de l'état naissant, vs. sexe évanescent de l'ordinaire.
Certes, j'ai le QI d'une brebis obsessionnelle qu'une pensée absorbe, itérative et bêlante. Certes, je sais que la partie n'est pas jouée et qu'il me faudra beaucoup de recul et de patience avant que tu acceptes de te l'avouer. Tu luttes. Tu continues le casting. Mais je sais maintenant pourquoi dès les premiers instants j'ai senti le pouvoir affluer. Je t'ai plu.
Et je ne te reverrai peut-être plus. Tu étais divin et j'ai trop bu.
19 octobre 2006
Feinte, fente, passe
Il me manque ce soir; je le vois demain.
Je me hasarde au véspéral à l'aller guetter derrière les baies vitrées. Il est si désirable dans son rôle de bretteur à l'immaculé pantalon serré, sooo sexy dans son t-shirt gris, peau dorée bras et mollets.
A m'éprendre, je me sais me méprendre, mais le mal est fait. Nous ferions de beaux enfants et nos corps n'en sont dupes.
C'est pas tout ça, mais.../2
Un beau gosse de bon matin...Que seraient mes éphèbes sans leur négatif en perspective ?
Le même George qu'avant
(pardon George)
(de t'enrôler ainsi)
(dans mon pied-de-nez)
Targuïa ou le nomadisme affectif
(moi aussi je me bride)
Faut pas croire. On a l'air comme ça, matadoresse dans nos habits de lumière, suceuses de bites émérites, connasses (1) insolentes fessues magnifiques, on a l'air comme ça de les promener, les gars, d'en faire ce qu'on veut, et le pouvoir, on nous dit, c'est nous, nous et nos battements de cils comme des ailes de papillon à franges. Pacotille et fanfreluches.
Il est tellement plus adéquat de se tailler une légende controuvée d'invicibilité, de réussite insolente. Assumer des succès à la pelle, quand les placards sont remplis de râteaux. Les losers attirent, contrairement aux loseuses. La louze féminine n'a d'atours que nuls. Certes, on trouve facilement de quoi satisfaire des appétits de chasseuse...On n'est pas trop mal faite de sa personne et le mâle en rut...Mais la chasse n'est jamais qu'un pis-aller de nomade. Les sédentaires, édentées de l'amour ?, ont leur bête d'élevage, soigneusement traite le soir venu. La nomade a les crocs, indocile jamais longtemps apprivoisée. Renarde du désert qui porterait l'écume aux babines.
Puis, finalement, l'image de la sauvagerie étant étayée culturellement, du born to be wild aux indomptées pétroleuses, des amazones aux fiers guerriers bleus, la légende controuvée paraît seyante et l'on revêt l'armure, un instant ôtée pour un bain collectif, dévoilant sous l'assurance les échecs communs.
Hidden away within the rocks of this planet are a people known as the Fremen, who have long held the prophecy, that a man would come...
(1) Il est très drôle de trouver sous la plume de certaines femmes le qualificatif de "connasse", soit, littéralement, porteuse d'un con, d'où "femme", employé péjorativement. Enfin, drôle, façon de parler. Façon de parler, si on veut (inspiré de l'évangile de luc). Evidemment, s'il n'était aussi dramatique de constater combien le féminisme a de miches sur la planche, quand le discours misogyne le plus primaire est ainsi porté par celles qu'il blanchit sous le harnais du joug intemporel.



