Refus d' obtempérer

ça, c'est un titre de Serge, le reste, c'est par sOe

10 octobre 2006

Considération

Je sais parfaitement que les collectionneurs sont majoritairement des hommes, comme les patrons de galerie. Je sais en revanche l'imprégnation féminine des institutions culturelles d'Etat, mais la mysoginie acquise des femmes d'influence. Que les femmes n'aient pas l'idée de s'approprier par l'art le corps des hommes n'est pas uniquement leur responsabilité. Qu'elles n'aient pas l'élan pour le faire leur par le sexe, non plus: on leur fait prendre la pilule. Jouant sur leurs hormones, elle amoindrit leurs pulsions. Moi, elle me donne par surcroît des boutons, et puis je fume. D'où "elles". D'où le leurre de la libération sexuelle. Ce n'est pas libérer la sexualité que faire peser sur les femmes uniquement la limitation du risque procréatif.

Je sais que les conditions sociales et culturelles d'ascension à ces niveaux de pouvoir n'étaient pas réunies encore pour qu'émergent  de telles figures féminines. Reste que Gandhi, Luther King et Chavez étaient des hommes. Et Bourdieu, Bouveresse, Wittgenstein.

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Où ? Quand ? 500.

J'aurais peut-être dû demander trois cents. Après tout, j'aime bien baiser avec lui. Mais je me suis dit que je valais au moins dix fois plus qu'elle, sans avaler. C'est sans doute exagéré, mais je suis comme ça, génie de l'incapacité à l'ego zeppelin.

A force de m'entendre dire que je le vaux bien, à force de Minc au Monde, et de dérégulation forcenée des échanges économiques, à force de libéralisme restreint aux malversations financières, et de morale édictée par les dominants à destination des pauvres, pour qu'ils le restent et restent sagement contraints dans leur coin, à force d'austérité et de contrepied de Keynes, à force de restriction des budgets CAF et d'explosion des prix post-euro, à force de baiser avec des laids et des gros, il fallait bien que j'y arrive. Puisque tout se vend, surtout les faveurs des grands, pourquoi pas moi.

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09 octobre 2006

Donc...

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Guido - Nan Goldin

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Parce que...

Il reste évidemment plus simple de trouver des nus féminins. Le corps des femmes ne cesse d'être vu et montré par les hommes,  simple lieu d'un exercice du pouvoir des uns sur les autres. Il semblerait que les femmes ne se soient pas ruées sur l'exercice du pouvoir symétrique. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas. Bien qu'elle n'en ait pas fait un sujet unique, bien qu'elle représente souvent le corps de ses amis gays en situation de couple, Nan Goldin porte un regard que j'aime sur le corps des hommes. Je ne suis pas capable de citer d'autre artiste femme montrant le corps des hommes, sinon Violetta, encore, mais dont les travaux ne sont pas disponibles sur le web. Je peux toujours me retourner vers Mapplethorpe, mais je ne ressens pas de véritable proximité avec son regard. C'est limite avec Savage. C'est niet avec les corps body buildés des poupées gonflables vivantes, Ken improbables des phantasmes homos, au torse glabre comme le cul d'un nourrisson. C'est parfois certains "dieux du stade", sans doute parce que j'érotise beaucoup la pratique de certains sports

Il suffit de faire une recherche d 'images pour constater la dissymétrie. Je veux bien que les représentations poétiques ou non du phallus soient plus aisées à dénicher, et encore. On n'est pas obligé de chercher l'en-dedans du sexe de la femme, et rester en surface. Mais c'est déjà plus difficile à trouver. Mais les corps ? Non seulement j'ai moins d'"hommes nus" que de "femmes nues", mais je ne suis pas à l'abri de ça dans les résultats:

Sans_titre

Comme si la représentation du corps des hommes devait fatalement se rapprocher du crime contre l'humanité.

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Evidemment...

...je devrai piocher dans les banques de données gays...Du moment que je trouve des velus, ça me va.

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Désormais...

Mes Underwater nudes ressembleront à ça...art35

Steve Savage

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08 octobre 2006

Transition

Bien que je n'aie pas mené de réflexions téléologiques à la création de ce blog, que je n'en connaissais pas à l'avance les fins, donc...Quoiqu'on ait pu le qualifier de joli objet littéraire sans forme, que le critique à l'origine de cette description se soit lui-même imaginé piétinant devant la salle, cherchant son ticket de vestiaire...Qu'il ait la fonction d'assouvir mon désir d'écriture à destination de tiers, est un fait incontestable. Qu'il en ait d'autres est plus virtuel. Il se peut être une voix, perdue dans le flot ininterrompu de millions d'autres voix, qui tente de comprendre, en y pensant tout haut, et par la voie de l'empirisme, le désir chez une femme...Une voix qui dirait aussi ma liberté.

Si ce blog dit mon désir, je m'étonne dès lors que la construction de l'esthétisme en moi m'ait fait privilégier des photos de nus féminins.  Je ne m'étonne pas que ce soit mon premier mouvement. Je m'étonne d'avoir laissé passer ça. Est-ce le désir de complaire à un lectorat principalement masculin ? Chez moi, i.e. dans ce blog, les hommes sont des sexes et les femmes des corps...C'est peut-être un peu limitatif. Cela ne dit ni mon désir, qui se porte sans entrain vers le corps féminin, ni la considération en laquelle je tiens les partenaires du duel immémorial dont cette planète est le théâtre.

Alors voilà, il est temps de faire une transition picturale. Bien sûr, en publiant cette photo, je pense à toi. Des seins et une bite, n'est-ce pas ce que tu trouvais le plus excitant ? Philippe, tu es vraiment un alien.

img177

je ne sais plus l'auteur

Je crois me rappeler que c'est une photo de 1974

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07 octobre 2006

Trop fait ?

Hier soir, du Réservoir, j'ai ramené ces pièces.

195149  195051  234200 

Finalement, j'ai pris celle-ci...

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L'ancien troisième ligne dont le rugby a assuré le maintien en première division. Le mâle gentil et chaud tout juste décontenancé par l'émotion. Qui m'a mis mon compte, que j'ai dû mettre dehors parce que bébés-nageurs ce matin, qui se tient à ma disposition.

Mais c'était pas pareil. Torse glabre. Je n'aimais pas le goût de sa salive. Je ne lui aurais pas mangé les pieds, ni mis ma langue où tu sais. Il y avait un truc avec Octave, un truc qui me laisse rêveuse, une adéquation telle que j'ai du mal à concevoir qu'elle fût à sens unique. Octave semble out, Octave me laisse, de drôles de questions en tête, sans un mot, seule avec ma vraie petite culotte de salope, avec l' envie intacte de nos ébats licencieux. Mes mots sont impuissants. J'ai du ménage à faire.

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06 octobre 2006

Prise au piège

Ah, le couillon...Je croyais le mener par le bout du gland, et c'est lui qui m'enchaîne dans l'attente.

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05 octobre 2006

Mécanique complexe du fluide désirant

Sa mâchoire carrée de mâle alpha ? Ses phéromones ajustées ? Sa toison de reproducteur coté ? J'interroge mon désir et l'aporie me guette, impasse comme on bute au fond de mon con.

Qu'est-ce qui rend les choses si simples et si délicieuses entre nous, l'aberration amoureuse hors de cause ? La conjonction de nos désirs synchrones, certes, mais d'où, ce désir puissant, cet emboîtement parfait, cette déconnexion de la pensée, cette ivresse des sens ? D'où vient que je l'ai salué si naturellement, tandis qu'il marchait vers la salle d'armes aux baies vitrées, suivi si aisément dans l'escalier menant à la salle du fleuret, après avoir échangé en bas un salut et trois mots ? D'où vient que, dans le bureau, mon thé à peine entamé, je l'ai embrassé si rapidement, débraguetté et sucé si goulûment, puis guetté avec envie tandis qu'il descendait quérir de quoi se couvrir ? Et ma croupe, ouvrant à son sexe tendu la voie de ma bouche d'en bas, quel étrange mécanisme à l'oeuvre en moi l'a relevée, puis collée en rythme à son bassin ? Comme des lampions pour un bal de juillet, comment expliquer que tous les capteurs d'extase, entre mes replis, se soient allumés pour faire de ses coups de boutoir des caresses sublimes ?

J'aime son odeur et ses râles,  à lui lécher, avide, l'aisselle, et glisser ma langue au coeur de la rose improbable...Pas un orteil qui n'appelle ma bouche...Pas une béance en moi que je ne lui offre, sans gage inverse... 

Mon con affamé avait goûté d'autres queues, mais pourquoi la sienne s'est-elle muée en céleste langouste voluptueuse ?

L'aporie rôde, où l'humaine interroge l'animale.

Posté par Spirit Of Ectasy à 15:54 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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