21 février 2008
Plafond tendu Barrisol
Il est une odeur musquée, une flaveur bestiale subtile qui s'épanouit au creux de l'aisselle chez certains hommes.
Combien de temps pour qu'un retard ait du sens ? Depuis le 17 février, je sais que je dois fêter l'anniversaire de mon Ami. Simplement, je ne le fais pas. Mieux: je pense à le faire tous les jours. Je crois que mon Ami lit, mais je n'en ai pas de certitude. J'espère que celles & ceux qui voudront se reconnaître à l'uppa se sont déjà redirigé-e-s vers panikalafak.canalblog.com
Je travaille actuellement sur la première partie de la chronologie de la construction européenne de 19 à nos jours. Je suis dans Briand Monnet Schuman Coudenhove, Streesemann, Spaak et Gaspieri, et cela change d'eux dans moi. Je suis le fil de la pacification de l'europe par la mise en commun des ressources matérielles et des richesses humaines.
Cette nuit, je crois que je me suis fait eue par une éclipse de l'une à 2H43 a.m., qui n'a jamais eu lieu.
Boire le lait des papous mâles
Récemment j'ai pensé à Margaret Mead.
Polaphorismes 2.0 # 462
Ce matin je n'étais pas au boulot. Le boulot n'y était pas non plus. Quel bol. ;-)
20 février 2008
http://archive.filmdeculte.com/culte/culte.php?id=138
Je suis partout, ça sent mauvais, ça, disent Jad et Yula, au temps pour temps.
Aller partout j'ai dit, pas être, j'ai dit.
Elle est où la différence demande Yula.
Elle est que si tu vas partout, tu te confrontes au mythe du celestial hobo,
alors que si tu prétends être partout, tu fais la torche,
et la torche le flambeau ne présagent rien de bon.
Et pourquoi s'il te plaît fait Jad.
Et pourquoi, tu te prends pour Cavada ? je fais.
Jad la boucle.
Parfois, je ne souris pas quand je parle. Je le regretterai si ce n'était si fréquent. C'est la mauvaise foi du pater familias qui ressort comme crocs sous babines. Mais là ça me gonfle juste d'expliquer l'origine du mot fascisti en rital. Alors j'aboie.
16 février 2008
http://www.ubishops.ca/BaudrillardStudies/vol2_1/butler.htm

Ca me rappelle un artiste chinois: Song Dong. J'ai retenu, c'est facile comme nom. Ici c''est du Delahaye. Tu vois, Luc, on dit du Delahaye.
Le lien en revanche envoie sur un texte de philo sur l'écriture lumière d'après Baudrillard, en anglais: laisse béton sauf si vraiment c'est une passion.
http://www.freemedia.at/cms/ipi/publications_detail.html?ctxid=CH0057&docid=CMS1141809995024
A rubber-coated steel bullet fired by Israeli forces hit the camera lens of Luc Delahaye, a free-lance photographer working for the Magnum photo agency and Newsweek magazine on October 9, according to CPJ. He had been filming clashes between Israeli forces and Palestinian demonstrators in Ramallah. Delahaye estimated that he was shot at a distance of 40 metres. His camera was destroyed.
The next day, Delahaye's head was grazed by another rubber-coated steel bullet, also in Ramallah. One week later, he was hit in the forehead with a third rubber-coated steel bullet while photographing a Palestinian protester who had just been hit in the head with a live round. Delahaye told CPJ that "in the three incidents I was definitely targeted by the soldiers, but I cannot say if I was targeted as a human being or as a journalist," adding that he was wearing only a T-shirt and not a flak jacket.
Peace and coke and rock & roll
La suite ne va pas avec le titre. Le titre, c'est juste le make-up criard qui dit néon et son prix à la fois, qui va paraître sur la page d'accueil de canalblog, attirer les polytoxicos fêtards, les papys du rock couche-tard, voire les rentre-pas-du-tout. Les évadés de l'asile de vieux.
Daniel Darc, quand je l'ai vu, faisait sa lessive sur le boulevard parallèle à Parmentier qui descend vers la mairie-commissariat du 11ème, Voltaire. Je dirais bien que le boulevard s'appelle Voltaire, mais pour la deuxième fois aujourd'hui Paris me manque. Quand j'ai raté le premier concert des Stooges reformés au Zénith, Daniel Darc était là pour me soutenir, dans le flot public qui quittait la salle juste, juste quand j'arrivai - je réussis mes ratages en beauté et le sabayon pas très bien.
C'était rassérénant de voir Daniel Darc pester qu'on ne l'y reprendrait plus à venir au concert si c'est même pas pour aller backstage après. Il s'était mis une murge de grand seigneur, DanielDarc ce soir-là. Mais Iggy n'est plus qu'un vil coyote amorphe et ses droughies n'ont pas laissé DanielDarc passer. Les chiens. Moi, j'étais là pour le ramasser, mais une autre s'en chargeait déjà, en haut de l'affiche.
Te laisse pas faire, Dany. Achète-toi une machine à laver et un flipper. C'est ce que je ferais, moi, à ta place. Mais je n'y suis pas, et je ne pourrais jamais y être, j'ai pas deux couilles qui pendent, moi. C'est tout couillon, mais je me rends compte que ça fait une différence énorme.
Je n'aurais jamais pu être Luc Delahaye, par exemple. Pas au sens où l'on dirait "comment peut-on être persan". Pourtant il y a quinze ans, je croyais que c'était possible et que ça pourrait l'être, si j'avais la force brute nécessaire pour ce faire, si je parvenais à me faire violence, à m'écouter, à imposer partout et toujours mes talents et ma vision, possible d'incarner le mythe vivant; Robert Capa les doigts en éventail sirotant une margarita sur le canal de Suez (dommage, bye bye Panama). Le filou débrouillard et casse-cou, belle gueule tête brûlée, et utile avec ça: Indiana Jones photoreporter. En mieux. En gros, je voulais être l'objet de mon désir.
J'ai toujours voulu sans jamais pouvoir; je n'ai jamais utilisé mon intelligence pour accroître ma puissance depuis tout ce temps. J'aurais préféré vouloir sans vouloir vraiment, caractéristique qui vous était propre, cher maître.
13 février 2008
Ca fait chier
Je ne sais pas quoi faire aujourd'hui. Le genre de questions que je ne me pose pas quand j'ai du caramel cramé dans les poches. J'ai bien un truc à finir, mais seule j'peux pas. Alors je m'emmerde à écrire des notes débiles sur mon blog. Alors que je pourrais travailler mon droit, mon revers ou simplement rentrer me pieuter. Il est seize heures.
Modèle mortadelle
Ce qui fait la différence entre un morceau de barbaque et moi, quand je fais modèle, c'est que la viande froide n'a pas froid, ni moi aux yeux.
Ce qui fait la différence entre un monceau de chairs et moi, quand je pose nue, c'est la volonté que je mets, derrière chaque pose, de ne pas transformer mon corps en objet mais en représentation. Je suis un morceau de steak qui songe, et qui songe qu'un peu plus de crampes donneront plus de vigueur au mouvement transi que j'incarne, et qui doit montrer d'une femme une image libre des chaînes qui d'ordinaire l'enserrent.
Il est assez drôle, quand on me connaît, et si l'on ne s'attarde, de se dire que j'aie trouvé enfin le boulot qui me convient : payée à ne rien foutre. Dans les faits, le boulot de modèle est beaucoup plus ardu qu'il n'y paraît. Quand on ne doit plus bouger, même la position foetale procrée la crampe.
10 février 2008
enough for today
tdkuf




